mardi 17 mai 2011

Aux Anciens Canadiens.

Imaginez un midi, ou plutôt une matinée débutée très tardivement. Vous êtes las, vous avez faim et vous ne savez pas quoi manger. Vous êtes depuis maintenant plus d'un mois dans la ville de Québec et vous mangez à 12h30 tapantes le midi et 18h30 le soir (oui, oui, très tôt, mais j'ai déjà entendu dire certains écoliers manger à 17h00. Donc on mange tard. Et le système de la collation est très répandu ici.)

Donc vous êtes jeunes, fénéant, vous n'avez plus rien dans votre frigidaire et n'avez pas le luxe de vous payer une cuisinière attitrée. Et surtout, vous avez envie de sortir et de manger au resto (oui, il faut se l'avouer, plus de cachoteries!)

Alors, vous marchez avec détermination dans la rue avec un seul objectif: trouver un resto. Chose faite dans le vieux Québec, non loin du château de Frontenac, un petit restaurant typique, "Aux Vieux Canadiens".
Bienvenue Aux Anciens Canadiens!

Le maître d'hôtel est charmant, disponible, à votre service. Enfin, l'accueil et parfait et le temps d'attente entre chaque plat n'est vraiment pas long.
On choisit de goûter un vin rouge Québécois. Je ne suis pas du tout experte oenologue, ni ne goûte pas souvent du vin, mais là, je dois dire qu'il était très bien avec ce que l'on déjeunait.
A votre santé amis français!

Une soupe au pois en entrée, comme à la cabane à sucre, avec son pain fait maison, un légèrement grillé et à l'ail, un autre blanc. Vraiment délicieux.

Nous avons ensuite dégusté une tourte à la viande. Comparons ça à une pâte feuilletée épaisse avec à l'intérieur de la viande et quelques pommes de terre coupées en dé. En accompagnement, ses petits pois à la vapeur, du chou rouge cuit également à la vapeur et une sauce ketchup (tomates et petits oignons). Encore excellent. Les photos ne vous disent peut-être rien mais le goût était vraiment sensationnel!
La tourte...

Et pour le dessert...

Suite au prochain épisode...

mercredi 11 mai 2011

Quelques clichés de Québec...

Québec, et sur l'autre rive, Lévis!
Cliquez sur la légende...
On a pris une navette fluviale, autrement dit un bateau pour les moins rapides. Voici donc quelques clichés de la ville de Québec:
à vous d'apprécier, ce soir, les images parlerons pour moi...
Québec, avec à gauche, le bâtiment avec un pic, le plus grand building de Québec!
Le château de Frontenac, un hôtel maintenant
Encore Québec, de loin...

En face de Québec, Lévis.
Québec et le fleuve St Laurent.

Quelques maisons typiques Québécoises.

Le vieux Québec.

mardi 10 mai 2011

La cabane à sucre.

Un dimanche soir, alors qu’il faisait frette, nous avons décidé d’aller souper dans une cabane à sucre. 
Bienvenue à l'érablière!

Elles ne sont ouvertes que peu de temps dans l’année, au moment des sucres (quelques semaines en mars et en avril). Donc il faut réserver à l’avance. Celle où nous sommes allés est ouverte toute l’année.

Nous avons donc mangé une soupe au pois, typique de la région.
La délicieuse soupe aux pois!

Ensuite, il y avait du choix. Du pain brioché fait maison, du jambon à l’érable, une salade de choux, une tourte à la viande, un flan aux œufs (sorte d’omelette), des pommes de terre cuites bizarrement et des pois. Le tout accompagné de petits gâteaux apéro (de la graisse de porc bouilli…) : très salé.
Les gâteaux apéro, très spécial!

L'assiette typique, c'était fameux!!!

En dessert, on a dégusté des pancakes, bien de la gourmandise puisque on n’avait plus faim (tous les plats étaient servis à volonté !!!), et on fini avec la traditionnelle tire sur la neige.
Les pancakes, soit au sucre, soit au sirop d'érable évidemment!!!

Pour la petite histoire, nous avons fait un tour en calèche dans l’érablière, avec des seaux vides, mais ça donnait une idée des installations.

Savez-vous qu’il faut au moins 80 litres de sève d’érable pour 3 litres de sirop (exemple pris auprès de ma collègue qui fait du sirop chez elle). Pour faire la tire, c’est du sirop d’érable bouilli et rebouilli jusqu’à en en faire une pâte épaisse, du sucre, qui se durcit quand on la pose sur la neige.
Voilà comment on extrait la sève d'érable.

Et le délicieux, l'incontournable, le sublime sirop d'érable!

dimanche 8 mai 2011

Le tournoi de Cheerleading!


Voyez les films américains où les jeunettes dansent avec les pompons. Les jeunes filles qui font des danses… On en a vu un tournoi, en cession VIP. Ce genre de tournoi dure une journée, suivant les catégories et le niveau des filles. Généralement des groupes de 30 (j’imagine dure à diriger pour les coachs au nombre de 2 ou 3), elles effectuent des chorégraphies. Des pirouettes, des pyramides, des sauts alors qu’elles sont en pyramide. C’est vraiment impressionnant.
Et non, elles n'ont pas les pompons, mais une sacrée souplesse!

Toutes habillées de la même manière, synchronisation parfaite plus le niveau est haut, nous avons assisté à un spectacle vraiment sympathique. Chaque école a son équipe. Et on a constaté que plus elles augmentaient de niveau, plus il y avait des garçons. Et oui, des garçons ! On a trouvé ça vraiment bien, une vulgarisation et un cliché amoindri de ce que nous avons par la télévision.
Une autre équipe.

L’ambiance est à son comble, ça cri beaucoup, les garçons s’attroupent lorsque leur copine danse. 

Les membres du jury sont en face du podium, reliés à la scène avec un tapis rouge. La grande classe, ça montre le côté officiel.
La salle, un peu sombre sur la photo. A l'origine, un terrain de soccer-transformé.

Parfois, au début des chorées, les filles se mettent à crier des phrases, sans doute le nom de leur école, de l’équipe qu’elles soutiennent.
Les Cheerleader.
Des sauts impressionnants.











Elles battent des records de son lors des résultats. Dans l’ordre d’annonce des gagnants : troisième, deuxième et première place. Dès qu’elles sont sur le podium, et à l’énoncé de leur nom, elles se mettent à crier, toutes ensemble. C’est vraiment impressionnant. Au final, pour clôturer leur place dans le concours, les filles ont le droit à la photo de groupe. Elles sont habituées, rien qu’à voir la rapidité avec laquelle elles s’installent. Pour la première place, elles ont le droit à une bannière en plus de leur médaille, sinon, les autres, c’est une médaille.

Vraiment, ça valait le détour !

"La Cage aux Sports"!

En matière de hockey, les Canadiens sont très doués. A chaque match de hockey, son ambiance. 

Pour cela, des Québécois nous ont amené à la Cage aux sports… Olé. Un immense bar dans un centre commercial, des personnes prêtes à regarder les écrans en nombre sur tous les murs du bar. Imaginez, deux étages, et ce soir là, 500 personnes… Le lieu aurait pu accueillir 1000 personnes, toutes les chaises auraient été prises.
Le nom parle de lui-même!

Ici, niveau gâteaux apéro, c’est pop corn à volonté, beurrés, très salés pour inciter les gens à consommer. Et bien ça marche. Les bières défilent à toute allure, les girafes…

On a donc mangé notre salade pour les filles, le burger pour les gars, calice que c’était bon !
Ambiance de folie lorsque la rondelle allait dans le but pour le Canada, représenté par Montréal. En revanche, personne ne bronchait lorsque c’était dans le camp adverse : Boston (Boston : prononcez-le à la Québécoise, pas avec l’accent anglais sur la fin !!! très cute !)

Le plus dans le bar : des boudins à frapper pour faire du bruit (dans un bar…) comme dans un vrai stade. Ambiance garantie je vous le promets.
Même la vaisselle est aux couleurs de l'équipe du Canada...

Le plus 2 : des animations dans le bar ! Quelqu’un qui distribue des chandails à celui qui fera le plus de bruit. Devinez quoi ? J’en ai gagné un !!!

Au final, le match servait à l’élimination d’une équipe. Notre équipe, le Canada, a perdu…

vendredi 6 mai 2011

Un peu de lecture!

A vos bouquins, tabarnach'!
Et oui, ici, on peut lire du Québécois. Du vrai, la preuve avec l'extrait qui va suivre!
Pas sûr que vous suiviez, même les Québécois me disent que c'est parfois ben compliqué! Calice! Même s'ils ne se comprennent pas eux-même!
Quand j'ai demandé à ma libraire, oui, là où je travaille, il y a une librairie, papeterie etc. Donc, je lui demande un auteur typiquement Québécois, dans lequel on peut y retrouver des expressions... Un truc ben Québécois, comme nous les bretons avec notre musique!

L'auteur est Michel Tremblay, auteur et dramaturge québécois. Il est aussi conteur, traducteur, écrit des pièces de théâtre. Il est né sur le Plateau de Mont Royal (Montréal). Ses livres les plus connus, il les tire de ses Chroniques du Plateau Mont Royal...
Je ne puis vous en dire plus, ce serait me mentir que de vous raconter la vie d'un auteur que je ne connais pas plus que ça.

"[Mon mari] On peut pas dire qu'y' est beau à se sacrer à genoux devant ! Pis comme chus pas une Popeye moé-même, on va ben ensemble. Moé, j'aime pas ben ça le monde trop beaux. D'habetude, sont bêtes (...) On dirait que ça leur suffit d'être beaux, pis qu'y auront jamais de besoin d'autre chose, dans' vie ! C'est vrai ! Le monde laid, ça finit toujours par se démarder , dans' vie, mais le monde beaux on dirait que ça l'a pas de forces pour se sortir de leu' misère ! Sont beaux pis c'est toute... J'aime mieux être laide pis débrouillarde qu'épaisse pis belle. J'dis ça, j'dis ça, pis... ça m'arrive, à moé aussi, comme tout un chacun, de rêver que chus belle pis que j'ai toutes les hommes à mes pieds... Pis ça m'arrive aussi d'être épaisse... Mais ça me rend pas plus belle, par exemple. Quand chus t'avec Pit... Des fois, quand chus t'avec Pit, pis qu'y est fin, ben... j'finis par le trouver pas trop pire. On s'habitue, après tant d'années, aux affaires pas belles de son mari, pis on vient qu'on les oublie (...)" 

Bien sûr, je vous donne le site internet duquel je tire mes sources:
http://www.tongay.com/forum-gay-lesbienne/forum8_182965_1.html

Je vous laisse apprécier la langue, c'est encore plus fun de l'entendre!

Mais n'oubliez pas que vous aussi, vous avez un accent =).
Le fleuve St Laurent qui longe Québec.

jeudi 5 mai 2011

Harlem, au cœur du Gospel le Dimanche de Pâques!

Je ne voulais pas quitter New York sans avoir vu une messe de Gospel. Enfin décidée et ayant convaincue les personnes de mon road trip, nous voilà dans le métro direction Harlem, la capitale du Gospel, du Hip-Hop, des shows dans le Appollo Theatre, lieu des débuts des Jackson Five, de Ray Charles…

Nous prenons donc le métro de NY, assez vieux ma foi mais qui fait vraiment cliché… Genre film à l’américaine, drame dans le métro, lieu très sombre…
Le métro de NYC

L'entrée, c'est comme à Paris, pas de tapis rouge...

Sombre, pollué, on s'y sent confortable...

Direction donc Harlem. Savez-vous que Harlem n’était pas le quartier le plus pauvre au début de sa construction. Les bâtiments appartenaient à des riches propriétaires et ne servaient à rien sinon au vide absolu. Mais les personnes pauvres, les émigrés étaient sans toit. La ville a réussi à convaincre les propriétaires de les faire habiter par ces personnes. Vous devinez la suite, sans argent, les lieux sont devenus insalubres, les maladies s’y sont développées…
La file d'attente dans les rues d'Harlem, sous le beau temps et les arbres en fleurs...
Les rues, pas si moches que ça...

Magnifique, ça sentait le printemps!

Après une heure d’attente (messe de Pâques oblige) au milieu des « Black » tous aussi chaleureux les uns que les autres, retrouvant leur famille dans la file, des étreintes à n’en plus fini, des robes de soirée, les costumes, les petites filles habillées dans des robes de princesses... nous arrivons dans l’Église. Ou plutôt dans la salle de spectacle! Les décors blancs, une vue en plongée qui donne directement sur le chœur. On est subjugué. On est à peine rentré qu’on avait des frissons.
Le choeur de Gospel

Le chœur est immense, les musiciens nombreux, une dame au piano. Cette dame là m’a épatée. Elle jouait du piano tout en chantant avec ses tripes, comme on peut s’imaginer quand les blacks chantent, limite en criant. Cette dame là avait du coffre, une sacrée voix et n’avait pas assez de ses talents. Elle se permettait pendant qu’elle jouait du piano d’une main de diriger l’orchestre de musique et les chœurs. Vraiment fantastique. Je stoppe la description, je suis toute honteuse de ne pouvoir vous retransmettre les émotions intenses qui sont passées pendant ce moment là!

Allez-y, c’est splendide!
U.S.A., on te reverra!

Ici s’achève le trip à NY. Je n’ai pas tout dis, tout raconté, tout vu, veuillez m’en excuser, mais j’ai essayé de vous remettre à l’écrit une ville si grande qu’un Week End de trois jours ne suffit pas à tout écumer, qu’une semaine est encore plus courte si on visite des musées, et une vie entière à NY est peut-être géniale mais sans doute bien épuisante. Je vous le dis, allez à NY, c’est vraiment génial! Pour ma part, la prochaine fois que j’irai, je vivrai la nuit et dormirai le jour…